Uranus

Découverte

Uranus est observée à de nombreuses occasions avant que son caractère planétaire ne soit formellement identifié : elle est en général prise pour une étoile. La plus ancienne mention date de 1690 lorsque John Flamsteed l'observe au moins six fois et la catalogue sous le nom de 34 Tauri. L'astronome français Pierre Lemonnier observe Uranus au moins douze fois entre 1750 et 1769, notamment durant quatre nuits consécutives.

Sir William Herschel observe la planète le 13 mars 1781 dans le jardin de sa maison du 19 New King Street à Bath dans le Somerset en Angleterre (désormais le Musée d'astronomie Herschel) mais n'annonce la découverte que le 26 avril 1781 en tant que comète. Herschel avait entrepris une série de mesures de la parallaxe des étoiles fixes en utilisant un télescope de sa conception.

Tandis qu'Herschel continue par précaution à appeler ce nouvel objet une comète, d'autres astronomes soupçonnent sa véritable nature. L'astronome russe Anders Johan Lexell estime sa distance à dix-huit fois la distance Terre-Soleil. Aucune comète ayant un périhélie supérieur à quatre fois la distance Terre-Soleil n'a alors jamais été observée. L'astronome berlinois Johann Elert Bode pense que la découverte d'Herschel est une étoile mobile qui peut être considérée comme un type d'objet planétaire jusqu'alors inconnu orbitant au-delà de l'orbite de Saturne. Bode conclut que son orbite presque circulaire ressemble davantage à celle d'une planète que d'une comète.

L'objet est bientôt unanimement accepté en tant que planète. En 1783, Herschel lui-même le reconnaît auprès du président de la Royal Society Joseph Banks : Selon les observations des plus éminents astronomes européens, il apparaît que la nouvelle étoile que j'ai eu l'honneur de leur faire découvrir en mars 1781, est une planète principale de notre système solaire. Le roi Georges III récompense Herschel de sa découverte en lui attribuant une rente annuelle de £200 à condition qu'il s'installe à Windsor afin que la famille royale puisse regarder à travers ses télescopes.

Structure interne d'Uranus

Uranus est une planète géante gazeuse, comme Jupiter, Saturne et Neptune. Même si la composition interne d'Uranus est peu connue, il est certain que sa structure est différente de celle de Jupiter et Saturne. En théorie, elle serait composée d'un noyau solide de silicates et de fer d'environ 7 500 km de diamètre, entouré d'un manteau composé de nuages d'hydrogène moléculaire, d'hélium, de méthane et d'ammoniac sur une épaisseur de 10 000 km, puis d'une couche superficielle d'hydrogène et d'hélium liquide, épaisse d'environ 7 600 km qui se fond graduellement dans l'atmosphère. à la différence de Jupiter et Saturne, Uranus n'est pas assez massive pour que l'hydrogène existe à l'état métallique autour du noyau.

Cependant, les données recueillies par la sonde Voyager 2 ainsi que certaines expériences de laboratoire remettent en question l'existence d'un noyau solide. Il est possible au contraire que les matériaux soient plus ou moins uniformément distribués à l'intérieur d'Uranus.

Représentation de la structure interne d'Uranus.

Représentation de la structure interne d'Uranus.


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